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Amitycoon - Le Maine Coon

Les légendes

Selon une croyance populaire, le Maine Coon serait issu des amours d’un chat indigène de l’État du MAINE, au nord est des États-Unis, et d’un raton laveur (racoon en anglais). La contraction des deux noms, Maine et Racoon, lui aurait valu son nom de MAINE COON. La trouvaille est plaisante mais pas très sérieuse. En effet, n’importe quel généticien, et tous les gens un tant soit peu réalistes, s’étranglent de rire devant une telle affabulation, une telle union étant, bien évidemment, biologiquement impossible. Une autre théorie donne au MAINE COON une origine française. La reine Marie Antoinette aurait confié ses chats au Marquis de Lafayette parti guerroyer aux côtés de Georges Washington lors de la Guerre d’Indépendance américaine. Arrivés en Nouvelle Angleterre, ces nobles minets se seraient laissé aller à d’inavouables mésalliances avec les chats autochtones …..et auraient ainsi engendré les premiers Maine Coon.

Certains, relatant la même histoire, remplacent le Marquis par le beau Diplomate suédois FERSEN, pour lequel, dit-on, la Reine éprouvait de tendres penchants. Ces hypothèses sont, certes, terriblement romanesques, mais peu vraisemblables, la Reine ayant alors sans doute, bien d’autres « chats » à fouetter.

HISTOIRE

Le MAINE COON, ainsi que le relatent Marlyse HORNRIDGE et Marie DUBOIS, est, et il peut se targuer d’un tel titre de gloire, le premier chat de race américain. Mais, contrairement à la plupart des « créations » actuelles, il est un pur produit de la nature.

Bien que la félinotechnie ne soit pas encore devenue une science exacte, il parait plausible que le MAINE COON soit le résultat de croisements entre les premiers Angoras, introduits probablement par des marins de Nouvelle Angleterre, et des chats du terroir à poil courts qui vivaient à l’état sauvage dans les immenses forêts du Nord Est des U.S.A., et, bien sûr, du Sud Est du Canada. D’autres spécialistes pensent qu’il est un descendant américain du chat des Forêts Norvégiennes, et, de fait, il lui ressemble un peu, malgré de nombreuses différences qu’il serait beaucoup trop long d’expliciter ici.

Quoiqu’il en soit, la race se développa selon un processus de sélection naturelle, où seuls les mieux adaptés survécurent. Autant dire que le Maine Coon avec un tel vécu, est plutôt du genre costaud et rustique. Pour survivre à l’état sauvage, en plein hiver dans l’État du Maine, il convient de ne pas être une mauviette.

Bref, il y a déjà plus d’un siècle, les Maine Coon étaient de beaux chats robustes. Habiles chasseurs, ils limitaient la population de souris dans les fermes de la Nouvelle Angleterre. Ce statut cessa avec l’avènement du sport félin. Les premiers éleveurs n’eurent qu’à « piocher » dans la nature ces merveilleux chats à poils mi-long et à les exposer au public, pour les propulser au faite de la hiérarchie féline.

Lors du premier « Cat Show américain en 1860, le Maine Coon fut la grande vedette. L’un d’eux remporta le concours du Madison Square Garden en 1865.

LES CARACTÉRISTIQUES

Le MAINE COON est une véritable force de la nature. Il est l’un des plus grands chats qui soient. Le mâle dégage une réelle impression de puissance. Les femelles sont sensiblement plus petites. Dans la plénitude de son âge il peut peser de 8 à 10 kilos. Cela en fait, recouvert de ses poils, un sacré « morceau ».

C’est un grand chat à poils mi-long, d’une ossature exceptionnelle, aux muscles vigoureux. Sa fourrure est hirsute, sans sous poil, de longueur variable selon les partie du corps : plus court sur les épaules, elle va en s’allongeant sur le dos et les flancs. Ses grandes oreilles sont terminées pour des touffes (lynx Tips), comme celles des chats sauvages, cela n’est pas obligatoire mais constitue un « plus » indéniable. Son profil est léonin et sa queue est en plumeau d’une longueur étonnante. Le coloris classique est le brown tabby (avec ou sans blanc), il existe aussi vêtu d’une robe silver, tortie ou smoke, blanc, noir, bleu… sauf le lilas, le chocolat et le motif siamois.

SON CARACTÈRE

Malgré son allure sauvage, le MAINE COON est un ange paisible et équilibré, il n’a jamais de sautes d’humeur. C’est un peu un « chien chat », son surnom de « doux géant » lui va comme un gant. Il est très sociable, obéissant, convivial sans être collant, il s’étend parfaitement avec ses congénères, de n’importe quelle race et même avec les chiens !